Green Life : Mon Bilan zéro-déchet

Au cours de l’année 2018, vous avez pu découvrir mon mode de vie éco-responsable et mon implication dans le zéro-déchet. Mon objectif principal ? Réduire au maximum mon impact sur l’environnement. Et je dois dire que ça n’a pas toujours été une tâche facile ! Mais après un an, Monsieur Macadamia et moi-même sommes toujours là, bien installés dans nos convictions !

Dans cet article, j’ai envie de vous partager mon expérience sur cette année « Green » en parlant de mes difficultés, mes réussites et de ce que j’ai appris dans cette aventure.

Qu’est-ce que j’ai appris ?

Je dois l’admettre. Être écolo m’a appris énormément de choses et m’a valu un réel changement dans ma vie. J’ai commencé mon aventure en analysant ma poubelle et en ayant une nouvelle façon de consommer.

D’une nature débrouillarde, j’ai toujours été créative et habile de mes mains et je suis devenue une adepte du DIY. Le fait maison n’a plus de secret pour moi (enfin presque !).

Cette année, j’ai appris que je pouvais survivre sans faire de courses en grande surface. J’ai appris à revaloriser le dur labeur des producteurs et agriculteurs, je me suis intéressée aux produits de saison. J’ai même fabriqué du lait, du pain et de la pâte à tartiner toute seule dans ma cuisine.

Je me suis beaucoup dépassée et j’ai surtout appris à prendre du temps.

Quand on se lance dans la slow life et en particulier dans le zéro-déchet, prendre le temps est plus que nécessaire. Bien que je sois une grande flemmarde, j’ai troqué des sessions Netflix pour faire de la lessive ou du rouge à lèvres faits maison et j’ai changé mon type de lecture pour m’intéresser à l’aromathérapie et la phytothérapie.

J’ai aussi appris à me détacher de la surconsommation, ne serait-ce qu’au niveau des cosmétiques. Désormais, dès qu’un produit m’intéresse, je teste des centaines de formules pour avoir une alternative naturelle et satisfaisante. Et si c’est impossible, je n’achète qu’à ce moment-là.

Je suis très satisfaite de ma consommation actuelle et de ce que j’ai mis en place pour y parvenir. Si vous me suivez sur Instagram ou Facebook, vous n’êtes sans doute pas passés à côté de la petite culture de légumes sur mon balcon. L’idée est de savoir être auto-suffisant quand l’opportunité se présente, pour ne plus avoir à acheter des produits que l’on peut cultiver soi-même (comme les pommes de terre, les herbes aromatiques et certains fruits).

Globalement, changer de mode de vie m’a appris à m’intéresser un peu plus à ce qu’il se passe autour de moi et d’être plus sensible à l’environnement. J’ai aussi appris à privilégier le durable plutôt que le jetable.

Les difficultés rencontrées

Tout ce que je sais faire aujourd’hui, je l’ai appris en prenant mon temps et sans me prendre la tête.

Ma première difficulté à été d’expliquer à mes proches mes motivations et à l’instaurer au sein de mon foyer. Mon fiancé étant déjà sensible à l’environnement joue plutôt bien le jeu, malgré quelques maladresses. Pour l’encourager à continuer, j’ai dû utiliser mes pouvoirs magiques de fée bio pour trouver des alternatives à ses produits préférés et l’informer sur le tri sélectif et la manière dont nous devrions faire nos courses. Globalement, ça a été une réussite ! C’est sans prise de tête, le changement se fait en douceur et avec écoute.

Accros aux repas à emporter (et surtout à se faire livrer à la maison), il a fallu trouver des alternatives pour ne pas encombrer notre poubelle. Un gros travail a été fait là dessus mais on a finalement trouvé des restaurants qui livrent dans des matières recyclables pour ne pas être frustrés de ne plus manger de malbouffe devant notre petit Netflix. 

Aujourd’hui on se permet quelques écarts et on le vit plutôt bien car la culpabilité n’amène à rien. Mais hors de question de lâcher les efforts accomplis jusqu’ici.

Me concernant, le plus dur a été de refuser. Certains commerçants ne veulent pas comprendre la démarche. Au début je me laissais un peu faire en acceptant certains emballage, puis j’ai réussi à m’imposer et à refuser.

Au travail, il est très difficile de rester green. Difficile de s’imposer éco-responsable quand son lieu de travail ne s’y prête pas. Mais encore une fois, inutile de culpabiliser, l’auto flagellation, c’est pas mon truc. D’ailleurs, je dois dire que même avec la plus grande volonté du monde, c’est compliqué de se détacher des grandes industries. Il m’arrive de continuer à acheter des produits neufs parce que je ne suis pas une grande fan de l’achat d’occas après de multiples déceptions (appareils reconditionnés qui plantent au bout de quelques mois, vêtements élargis, délavés ou qui sentent la clope même après plusieurs lavages… ). Malgré ça, je pense que la seconde main est une bonne alternative écologique et économique.

Je suis une passionnée d’high tech, j’ai beaucoup d’appareils électroniques dont certains me permettent de travailler sur mon blog et je sais que c’est le mal ne serait-ce qu’au niveau éthique. En toute honnêteté, c’est une chose dont je n’arriverai certainement pas à me défaire totalement même si je ne jette aucun appareil (je préfère les conserver HS dans un coin plutôt que de les jeter à la décharge pour qu’ils finissent dans un pays du tiers monde).

top view photography of smartphones and papers on white surface

Concernant les vêtements, même si je désire au plus profond de moi trouver des vêtements aux matières durables de marque éthiques. Je ne trouve pas mon compte: Soit le style ne me convient pas, soit c’est beaucoup trop cher. Je tiens aussi à mon compte en banque dans l’histoire mais on va y venir…

Cette année, j’ai passé mon premier Noël (presque) zéro-déchet ! Nous avons fait le choix d’acheter un sapin sans branches, sans feuilles, sans décorations en plastique ni petites lumières qui consomment. On s’est tournés vers un « sapin » minimaliste qui est en réalité  une jolie déco en métal. Et pour les cadeaux : Des emballages en tissus façon Furoshiki !

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J’estime avoir encore du travail à faire pour pallier à ses petites difficultés. On ne parle pas simplement de quelques petits gestes à faire pour se déculpabiliser mais de modifier tout un mode de vie pour respecter l’environnement et être plus éthique et responsable dans notre démarche. Et aussi con que cela puisse paraître pour certains, ça ne s’improvise pas du jour au lendemain. La question de l’éthique est bien plus complexe. Par exemple, pourquoi ne pas utiliser de paille en plastique pour sauver les poissons si on finit par les tuer en les mangeant ? Pourquoi ne pas vouloir de voiture pour ne pas polluer l’atmosphère si c’est pour prendre l’avion ou le bateau pour voyager ?

La question du #Greenwashing

Le greenwashing, c’est une technique marketing qu’utilise une marque en se vendant comme éco-responsable et même « naturelle » pour toucher une clientèle sensible à l’environnement.

Je me suis vite rendue compte que même dans la planète bio, certaines marques ne manquaient pas de souffle pour essayer de nous vendre des choses inutiles. On commence par les box beauté qui se revendiquent éco-responsables et qui chaque mois vous envoie des produits conditionnés dans des flacons en plastiques, dont la composition n’est pas vraiment saine. On passe par des marques qui tentent de sortir des collections « green » alors qu’il s’agit uniquement que de marketing en utilisant le bio pour agrandir leurs marges. Bien que je ne crie pas au greenwashing dès qu’une marque cherche à se démarquer en voulant vendre des produits plus « sains », je reste tout de même assez septique concernant les démarches de certaines. Le zéro-déchet est devenu populaire ces 3 dernières années et ça n’a pas échappé aux marques. On en profite pour nous vendre des produits inutiles pour faire joli sur Instagram alors qu’il suffit de réutiliser ce qu’on a déjà chez soi. Comme l’a dit Bea Johnson, auteur du best-seller « Zéro-déchet » :  » Rappelez-vous que la vie sans déchets, c’est vivre tout simplement avant tout ».

Les bénéfices

La question qui m’a été le plus souvent posée, c’est si je fais des économies en ayant ce mode de vie ? La réponse est oui. Ne serait-ce qu’au niveau des courses. En établissant le menu de ce que je vais manger à la maison la semaine, je fais mes courses en conséquence. Ainsi, je réduis le gaspillage car je ne prends que les quantités nécessaires.

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En consommant de manière responsable, on se détache de la surconsommation. J’évite le plus possible de donner mon argent à l’industrie agroalimentaire et aux multinationales qui participent à la déforestation. Les produits de beauté sont très chers (il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil chez Sephora pour se rendre compte de cette aberration) ! Faire sa cosmétique soi-même en utilisant le moins d’ingrédients possible permet de faire des économies et de cumuler moins d’emballages.

En privilégiant le durable et l’écologique, j’ai troqué serviettes et tampons par une cup menstruelle. Lavable et réutilisable, elle est durable et très efficace pour tous les types de flux, un bon point ! Bien qu’elle soit en silicone, c’est à ce jour la meilleure alternatives que j’ai trouvé : les serviettes lavables et culottes menstruelles ne me convienne pas.

Les meilleurs chiffres (calculés sur un an pour un foyer de 2 personnes) :

  • Une moyenne d’un sac poubelle de 30L pour un mois de déchets
  • Une économie de 400€/par an, en cosmétique/produits de beauté
  • 120 €/an pour l’entretien de la maison (lessive, vaisselle, éponge, lavage multisurfaces) contre environ 300 à 400 euros en moyenne/ par an, pour un foyer de 2 personnes.

Ces économies nous ont permis de faire les activités qui nous plaise ou de voyager ! Le réel bénéfices se trouve dans fierté et la satisfaction !

En conclusion : Quelle suite ?

Ce mode de vie s’est bien installé dans mon quotidien et je pense m’améliorer sur d’autres points. Le fait de réduire ma production de déchets est satisfaisant globalement, mais je projette de faire davantage d’effort niveau éthique : Utiliser une banque éthique dans l’avenir, participer à des sessions de nettoyage de plage et de collecte des déchets, arrêter de fumer, acheter des vêtements de marque éthique et aux matières naturelles, réduire ma consommation d’énergie en passant par un autre fournisseur d’électricité, opter pour un régime végétarien, faire plus de marche à pieds pour éviter au maximum de prendre les transports… Il y a beaucoup de chemin à faire mais je suis particulièrement motivée.

 

Je vous remercie pour tout le soutien que vous m’avez apporté durant cette année. Je suis très contente que vous testez mes recettes et décidez d’adopter vous aussi la « Slow Life » pour respecter l’environnement. Vous me motivez chaque jour à trouver de nouvelles alternatives naturelles et minimalistes pour faciliter le quotidien (ça devrait être ma nouvelle phrase d’accroche !) 

 

On se retrouve bientôt pour un nouvel article. En attendant, n’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux et à partager les articles 🙂

Des bisous !